Les relations internationales de la Faculté de droit sont placées sous la responsabilité de son Doyen, le Professeur Louis-Augustin Barrière. Elles sont dirigées par Jean-Jacques Serret, maître de conférences et Assesseur chargé du développement international. Les programmes en anglais sont dirigés par Michala Meiselles, maître de conférences associée.
Traditionnellement, la Faculté de droit de Lyon a toujours entretenu des rapports avec les mondes juridiques étrangers. Avant la première Guerre mondiale, la Faculté de droit de Lyon créa l'Ecole de droit de Beyrouth au Liban. L'objet était de s'affirmer face à Paris qui ve

nait de créer l'Ecole du Caire. Les deux villes, Lyon et Beyrouth, étaient situées sur la route de la soie commençant en Chine et se terminant à Lyon. Les intérêts intellectuels, artistiques et industriels convergeaient. L'Institut de droit comparé fut créé par Edouard Lambert en 1921 et il porte aujourd'hui son nom. Ce grand comparatiste rédigea, peu avant sa mort, le code civil égyptien, toujours en vigueur avec une rédaction très peu altérée par le temps. Le Cambodge, avant que ne s'y étende la guerre du Viet Nam, fut également un lieu de développement du droit lyonnais. Il n'était pas rare que des doyens de la Faculté de droit de Lyon l'aient aussi été ou le deviennent à Beyrouth ou à Phnom Penh. Des coopérations avec ces universités perdurent.
Dans la période récente, ce sont les échanges Erasmus et les accords bilatéraux qui ont tout d'abord caractérisés la politique des relations internationales de la Faculté de droit. Les accords Erasmus permettent, depuis le milieu des années 1980, à des étudiants de 4ème année d'obtenir leur maîtrise (M1) à l'issue d'une année passée dans une université étrangère partenaire. Le même principe s'applique grâce à des accords bilatéraux aux échanges avec des universités hors zone Erasmus, principalement situées aux USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde, Chine,...Un diplôme français est ainsi obtenu permettant l'accès aux professions réglementées en France en même temps qu'une expérience universitaire internationale. Ces échanges concernent également les enseignants. Ensuite, ont été mis en place des diplômes délocalisés : diplômes d'Etat pour la Hongrie, l'Arménie, le Cambodge ou le Liban ou diplôme d'Université au Caire par exemple. Enfin aujourd'hui existe un accord de double diplomation avec l'Université d'Essex au Royaume-Uni (LL.B anglais et Master 1 français) permettant l'accès aux professions réglementées dans les deux pays.
Les cours en anglais ont été développés. L'anglais est obligatoire pour tous les étudiants durant les trois années de licence. Depuis une quinzaine d'années la Faculté de droit de Lyon est membre du consortium Pallas, dont elle a été l'un des fondateurs, qui délivre un LL.M in European Business Law dont les cours sont localisés à Essex (
http://www.essex.ac.uk/law/llm-pallas/). En 2008 elle a lancé son propre LL.M in International and European Law localisé à Lyon (
http://llm.univ-lyon3.fr/) symbole de son inscription dans la mondialisation.
Les autres langues et cultures ne sont pas oubliées. L'Institut de droit comparé Edouard-Lambert (
http://gdc.cnrs.fr/idcel/) délivre des diplômes d'université : diplômes de droit allemand, droit espagnol, droit italien, droit asiatique outre les diplôme de droit anglais et de droit américain. Hormis le droit asiatique enseigné en français et en anglais, tous les enseignements sont délivrés dans la langue du pays concerné.