Responsable : Georges Peyrard, maître de conférences à la Faculté de droit de l'Université Jean-Moulin, Lyon3
Le projet de coopération entre la Faculté de droit de l'Université Aïn Chams au Caire et la Faculté de droit de l'Université Jean-Moulin s'est traduit dans un accord établi officiellement au cours de l'année 2001.
Il s'inscrit dans une longue tradition d'échanges entre juristes égyptiens et européens et plus particulièrement lyonnais. Il a été précédé par l'instauration de relations personnelles, nées de travaux de recherches conduits par des jeunes universitaires égyptiens avec le concours d'universitaires lyonnais. Par exemple, le fondateur de l'école française de droit comparé, Edouard Lambert- Professeur à Lyon et fondateur de l'Institut de droit comparé en 1920- avait dirigé l'Ecole khédiviale du Caire à partir de 1907. Il participa également très activement à la conception et à la rédaction du Code civil égyptien de 1948 auprès du très grand juriste égyptien que fut le Professeur Al-Sanouhry. Dans cette tradition, des thèses sont régulièrement soutenues par des enseignants ou professionnels égyptiens après des séjours à la Faculté de droit de l'Université Jean-Moulin. Elles sont fréquemment écrites en français.
L'année universitaire 2002 s'est donc ouverte avec la création d'une section francophone au sein de la Faculté de droit d'Aïn Chams. Elle permet à des étudiants préalablement sélectionnés de mener la totalité de leur cursus universitaire, soit 4 ans, en suivant un tiers de leurs cours magistraux et travaux dirigés en langue française, dans des matières où la communauté d'inspiration des deux systèmes en présence le permet ; droit commercial ou droit constitutionnel par exemple. Un diplôme d'université de la Faculté de droit de Lyon leur est délivré.
La réussite de ce projet transparaît dans la substitution progressive de jeunes enseignants égyptiens à des professeurs lyonnais, après une formation en Master 2 effectuée à Lyon. La soutenance de thèses par ces étudiants est également prévue. Toutefois, une partie des cours sera toujours donnée par des universitaires lyonnais afin de maintenir une tradition séculaire.