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Décès de Luc Hartemann

Publié le 16 avril 2020 Mis à jour le 12 novembre 2020
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(1939-2020)

Après avoir soutenu sa thèse de doctorat sous la direction du doyen Nerson, Luc Hartemann devint maître de conférences de droit privé.

De 1974 à 1993, il fut le premier directeur de l'antenne de Bourg en Bresse, alors appelée Centre d'Études Juridiques de l'Ain (CEJA), puis Centre d'Études Universitaires de Bourg et de l'Ain (CEUBA), qu’il a développée avec un grand succès.

D’une grande clarté, ses cours étaient très appréciés par les étudiants, pour lesquels il avait un profond attachement. Dans l'ouvrage paru pour les 130 ans de la Faculté de droit, il leur rend ce vibrant hommage : « Oui, j’ai aimé ce public d’étudiants, et cette sensation très particulière que, malgré le nombre, c’est à chacun en particulier que je m’adressais. J’ai aimé ces étudiants, le plus souvent attentifs et silencieux, parfois frondeurs, rarement contestataires ».

A Bourg, nombreux sont ceux qui se souviennent encore avec émotion de la manière dont il proclamait à haute voix les résultats de l’examen dans l’atrium. Il avait un mot pour chacun,comme le rappelle Dominique Luciani-Mien, maître de conférence en droit privé, qu’il soit dans le succès ou l’échec.

Il était également très proche des personnels administratifs du CEUBA, qui se disent encore marqués par les valeurs qu’il a su leur transmettre de bienveillance, respect et générosité.

Capitaine de l’équipe « Prof-Football-Club » créée en 1970, il passait par ailleurs sans difficulté du code civil au ballon rond pour livrer des rencontres homériques contre les équipes d’étudiants de Lyon et de Bourg, d’avocats, de l’école de santé militaire ou des gardiens de prisons. A ses côtés, Daniel roux « gardien volant », Georges Peyrard « intraitable stoppeur », Yves Reinhard, Adrien-Charles Dana ou encore Achour Silem, Claude Garcin, « buteur émérite », et Jacques Boulez dont il aimait à dire que « les frappes étaient aussi sèches que ses notes de partiels »

De la chaire à l’estrade, il était également fortement impliqué dans la troupe de théâtre de l’Université, dont fut l’un des fondateurs, aux côtés de Catherine Fillon, maître de Conférences en Histoire du Droit, alors étudiante. Parmi les nombreux rôles joués, on se souviendra longtemps de lui dans une interprétation savoureuse d’un médecin de Molière dans le Malade Imaginaire.

En dehors de l’Université, son engagement était tout aussi remarquable. Loin des discours moralisateurs, il mettait en pratique ses profondes convictions chrétiennes et humanistes au service des plus pauvres et des plus démunis. Avec son épouse Jeanine, partie avant lui, ils avaient notamment fondé une association dans la Drôme nommée « Aube nouvelle », qui avait vocation à accueillir les sortants de prison. Charismatique et lumineux, il était toujours préoccupé des autres plus que de lui-même.

Nous adressons à Genevière, sa compagne, à ses trois enfants Jean, Yves et Marie-Christine, ainsi qu’à ses petis-enfants et arrière petits-enfants qui étaient son bonheur et sa fierté, toutes nos condoléances et prenons part à leur peine.

Pour celles et ceux qui souhaiteront s’y associer par la pensée, l’enterrement aura lieu dans la stricte intimité familiale ce lundi 6 avril à 15 heures au cimetière de Brignais.