- Droit,
Marie Potus reçoit le Prix de thèse en droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3
Publié le 24 janvier 2025 – Mis à jour le 30 janvier 2025
La Faculté de droit est heureuse de mettre à l’honneur Marie Potus, docteure en droit privé et ancienne étudiante de notre faculté, désormais maîtresse de conférences à l’Université de Franche-Comté, pour l’excellence de ses travaux de recherche. Son travail a été récompensé en décembre dernier par le Prix de thèse en droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3, distinction qui valorise chaque année les thèses remarquables pour leur qualité, leur originalité et leur portée vers le monde socio-économique.
Sa thèse intitulée « L’institution de l’humain : réflexion critique sur la summa divisio personne/chose au XXIe siècle », soutenue le 11 décembre 2023 sous la direction de Blandine Mallet-Bricout, Professeure des universités en détachement, AGSE Cour de Cassation, Paris, aborde des problématiques contemporaines essentielles. Dans un contexte où les avancées technologiques, les enjeux environnementaux, et les évolutions sociétales bouleversent nos repères juridiques, Marie Potus s’interroge sur la pertinence de la traditionnelle distinction entre les personnes et les choses pour répondre aux défis du XXIe siècle.
C’est à cette problématique que cette recherche entend répondre. En faisant une large place aux dialogues des discours, cette thèse présente et analyse les désordres auxquels la distinction et ses notions, dont ce travail reprend la genèse, se heurtent. Elle interroge donc les frontières et encourage, plus largement, une réflexion collective sur le rapport du droit aux progrès scientifiques ainsi que sur l’importance des valeurs. Armée de la sorte, elle propose d’instituer l’humain afin de promouvoir un nouveau visage de l’humanisme qui permette non seulement de contrer la réification de l’homme, mais également de répondre au mouvement d’anthropomorphisation des choses.
Ce travail illustre l’excellence de la recherche à la Faculté de droit et témoigne de l’engagement de nos doctorants et enseignants à explorer des sujets complexes et novateurs, aux implications importantes pour le monde socio-économique.
Nous félicitons chaleureusement Marie Potus pour cette distinction.
Résumé de la thèse :
À l’heure où les machines intelligentes envahissent la scène médiatique, où les transhumanistes tentent de s’affranchir des limites de l’homme, où la circulation des données personnelles sème le trouble sur l’identité humaine, où les animaux gagnent en considération et où l’on s’inquiète, en tout lieu, pour l’avenir de la planète, une question cruciale se pose en droit : la vieille distinction des personnes et des choses est-elle encore satisfaisante pour faire face aux grands défis du XXIe siècle ?C’est à cette problématique que cette recherche entend répondre. En faisant une large place aux dialogues des discours, cette thèse présente et analyse les désordres auxquels la distinction et ses notions, dont ce travail reprend la genèse, se heurtent. Elle interroge donc les frontières et encourage, plus largement, une réflexion collective sur le rapport du droit aux progrès scientifiques ainsi que sur l’importance des valeurs. Armée de la sorte, elle propose d’instituer l’humain afin de promouvoir un nouveau visage de l’humanisme qui permette non seulement de contrer la réification de l’homme, mais également de répondre au mouvement d’anthropomorphisation des choses.
Ce travail illustre l’excellence de la recherche à la Faculté de droit et témoigne de l’engagement de nos doctorants et enseignants à explorer des sujets complexes et novateurs, aux implications importantes pour le monde socio-économique.
Nous félicitons chaleureusement Marie Potus pour cette distinction.
Marie POTUS et Blandine MALLET-BRICOUT
Mise à jour : 30 janvier 2025